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SEL EN CUISINE

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EUFIC :Un grain de sel et un grain de bon sens ?
Plusieurs facteurs sont responsables de l'hypertension et, à ce propos, le sel est fréquemment mentionné. Y a t'il une relation de cause à effet?
http://www.eufic.org/fr/food/pag/food25/food254.htm

Réponse du Comité des salines par rapport au débat sur le sel. L'évaluation de l'AFSSA y est également très critiquée.
http://www.salines.com/edito.htm

Autre document : ARGUMENTAIRE
http://www.salines.com/dietet/argumentaire.htm

Références de normes sur le sel
http://www.salines.com/producteur/normes.htm

POINT DE VENTE Mars 01 LA POLÉMIQUE SUR LE SEL ET LA SANTÉ REBONDIT – Les IAA ont-elles la main trop lourde ?
http://www.pointsdevente.com/pdv_base/pdv_data/844/P8441401.htm

APRIFEL - Série d'articles concernant le sel, notamment de Pierre MENETON qui est intervenu dans l'émission de France 2

http://www.aprifel.com/articles.php?rubrique=MICRONUTRIMENTS&s_rubrique=Potassiu\m

BBC 05/11/02 Safe salt levels for children

Dossiers et articles sur les thèses de Pierre MENETON :

Journal Santé - Dossier Sel
http://www.lejournalsante.com/site/Interview.asp?ID=55&Rub=Congr%E8s

Article dans STOP DANGER
http://www.stopdanger.com/dossiers/redac/articles/aliment/se010223.htm

CADUCEE 18/12 :Les effets du régime alimentaire et de l'apport en sel sur la pression artérielle .Le régime alimentaire DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension) associé à une limitation de l'apport en sel réduit plus la pression artérielle (PA) que chaque mesure prise isolément. La réduction de la PA a été observée dans toutes les catégories de la population.

L'Afssa organise les 11 et 12 janvier 2002 un colloque international "Sel et santé" au ministère de la santé

Les données scientiques disponibles suggèrent que l'excès de sel dans l'alimentation , par ses effets sur le développement de l'hypertension et des maladies cardiovasculaires, constitue un enjeu important de santé publique. L'AFSSA, qui mène actuellement un travail d'évaluation afin d'élaborer des recommandations concernant la consommation de sel en France, a souhaiter organiser une rencontre scientifique sur les relations entre sel et santé.

NUTRINOV 10/01 :Un grain de sel et un grain de bon sens ?

TF1 11-01 : En France, le sel tue plus que la route
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,870299,00.html

LE POINT 11-01 L'article repris par l'ensemble de la presse au sujet de Pierre MENETON
Auteur d'un rapport sur la nocivité du sel ajouté dans les produits alimentaires, Pierre Meneton, chercheur à l'Inserm, a été l'objet d'une étroite surveillance policière
http://www.lepoint.fr/societe/document.html?did=84435

REUTERS 10-01 Affaire du sel: la police dément et porte plainte
http://fr.news.yahoo.com/020110/85/2ey3d.html

AFP 10-01 Réduction apports en sel - Les industriels respecteront les recommandations

QUE CHOISIR 11-01 Agriculture raisonnée, sel et eau

LIBERATION 11-01 Les Français shootés au sel - L'Afssa recommande de réduire sa consommation de 20%.
YAHOO 10/01/02 : Sel: les trois quarts proviennent des aliments
Yahoo 11/01/02: Le gouvernement déclare la guerre à la surconsommation de sel

LA TRIBUNE 11/01/02 P.8 Les autorités sanitaires en guerre contre la surconsommation de sel

L'Afssa organise ..un colloque "Sel et santé" au ministère de la santé autour d'un rapport sur la consommation en sel. Pierre Meneton, chercheur àl'Inserm affirme que "si on considère toutes les données disponibles, tout le sel ajouté dans les aliments préparés pourrait être responsable de plusieurs dizaines de milliers de décès par an en France." Le sel pourrait être l'un des nombreux facteurs impliqués dans l'hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires mais aussi l'ostéoporose. Selon l'OMS, on consomme environ 7g de sel par jour soir entre 3 et 4 Kg par an alors qu'on ne devrait pas dépasser la moitié. Pour l'industrie alimentaire, le sel a pourtant une double utilité : un exhausteur du goût et un conservateur mais aussi le sel donne soif et pousse donc à la consommation de boissons. Ce qui expliquerait peut-être que le  chercheur Pierre Meneton aurait été placé sur écoute selon le magazine Le Point.
Des mesures sont préconisées : la réduction de 20% en 5 ans de l'apport en sel dans tous les ingrédients, l'étiquetage obligatoire devra préciser la teneur en sodium desaliments ainsi que le seuil limite à ne
pas dépasser.

AFSSA 14-01 :Sel et Santé: interventions du colloque 11-12/01/02 - Rapport du groupe de travail

UNIVERSITE DU QUEBEC : Contribuant au bien être de l'humain, le sel fait parti des constituants essentiels des êtres vivants


FAO : LA SITUATION MONDIALE DE L'ALIMENTATION ET DE L'AGRICULTURE 2000


NUTRINOV 16-01 :- Bernard Kouchner veut moins de sel dans les aliments du commerce

QUE CHOISIR 10-01 Moins de sel dans les aliments : L'UFC-Que Choisir soutient les recommandations du groupe de travail de l'AFSSA

DESTINATION SANTE 15-01 Les aliments pour bébé, eux, ont des teneurs en sel raisonnables !

Message du 20-01-02 :

On entend souvent dire que le sel est un facteur important de la rétention d'eau dans l'organisme. Quels sont les mécanismes physiologiques de ce processus ?

Université de Québec à Montréal, Département de Chimie, Techniques Analytiques, CHI 1515

LES EQUILIBRES ELECTROLYTIQUES

Fiche de Santé Canada : le sodium

OLIGO-ELEMENTS : sodium

MEDHYG - Hypertension : vers une nouvelle piste

POUR LA SCIENCE - Le droit au mélange - IDÉES DE PHYSIQUE

DOCTISSIMO 21-01 Halte au sel !

La Voix du Nord 25-01 Sel :
Objectif : moins 20 %

Secouée à notre insu : LE sel trop abondant dans notre alimentation
Les aliments les plus riches en sel

A BON ENTENDEUR 26/02/02 overdose de sel dans nos assiettes : attention danger !

AFP 06/06/02 Le sel, véritable danger pour la sécurité alimentaire

CNN 19/11/02 CNN LIVE AT DAYBREAK - New Study Claims Americans Eating Way Too Much Salt

ANIA : réduction de consommation en sel des français

AFSSA 23/12/02 10 mars 2003 - Point sur le sel et la santé un an après
les recommandations de l'Afssa
-

NUTRINOV 08/01/03 : Le sel est un ennemi quotidien de la pression artérielle normale

QUECHOISIR 22/01/03 : Nutrition : un énoncé qui ne manque pas de sel

AFSSA : Point sur le Sel et Santé
L’Afssa a rendu public en janvier 2002 un rapport sur le sel et la santé qui comportait un certain nombre de recommandations avec pour objectif de réduire la consommation de sel en France. L’agence souhaite faire un an après le point sur la mise en oeuvre de ces recommandations. Un appel à communications est lancé par l’AFSSA auprès des
professionnels qui souhaiteraient présenter des actions engagées en ce sens.
Date limite de dépôt des projets de communication : 30 janvier 2003. Un document d’information est disponible sur le site Internet de l’AFSSA à l’adresse suivante :

BBC 27/01/03 Children's foods 'still high in salt'

AFSSA 19/02/03 Un an après les recommandations de l'Afssa: le point sur le sel

QUOTIMED 12/03/03 Sel et santé : objectif 8 grammes par jour et par personne

QUE CHOISIR Mai 2003 : Mensuel n° 404 - mai 2003 L'Afssa met son grainde sel

Avis du 21 janvier 2003 relatif à l'emploi de fluorure de sodium et d'iodate de potassium dans le sel de table
http://www.afssa.fr/ftp/basedoc/NUT2001sa0208.pdf

haut de page

*  Article de Maurice Legoy concernant le sel.
 

C'est la toute dernière : elle est drôlement salée !
Quitte à passer pour un affreux iconoclaste, j'en remets une couche...

Ainsi, et afin de nous éviter des ennuis de santé dont nous n'avons pas  idée, on va dépenser combien de milliards (d'euros) pour baisser de 20 % notre consommation de sel supposée être le double de ce qui serait, paraît-il, raisonnable ?

Je ne sais d'où on a tiré cette nouvelle certitude et j'aimerais avoir un complément d'informations. Comment a-t-on établi ce besoin en sel et comment a-t-on déterminé les apports de ce que nous absorbons ?

Le besoin retenu est-il un minimum ? un optimum ? un maximum ? La consommation prise en considération a-t-elle été déterminée sur la teneur en sel d'apports alimentaires effectivement ingérés ? Ou bien a-t-on tout simplement divisé les chiffres d'achats de sel et de produits alimentaires salés par le nombre d'habitants de notre population ?

Dans notre ménage, nous achetons à peu près 2 ou 3 fois fois plus de gros sel que de sel fin "de table". Non pas pour se le lancer à la figure ou l'épandre autour de la maison afin d'en éloigner les esprits maléfiques, mais tout simplement pour faire la cuisine, et essentiellement pour cuire les légumes et les pâtes. Naturellement je conçois qu'une partie du sel utilisé passe dans le produit à cuire, car c'est bien sûr l'objet de la manoeuvre qui est de donner du goût à une denrée qui n'en a pas. Mais jusqu'à preuve du contraire, ce sel-là ne se concentre pas dans le produit pendant la cuisson, la quantité présente dedans est la même dans le volume d'eau qu'il remplace que dans le reste de la casserole, qui passe dans l'évier, et ne représente donc qu'une faible partie du sel qui a été ajouté lors de la cuisson.

Il est vrai que fabricants de soupes en boites et en sachets rivalisent d'audace pour donner un peu de goût à leurs préparations culinaires en  les gavant de sodium. Parce qu'en fait c'est du sodium dont il s'agit en l'occurrence. Pendant qu'ils y sont, nos récents croisés en matière de prévention au travers du régime alimentaire feraient bien, plutôt qu'au pain dont nous n'ingurgiterions à présent que moins de 100 grammes par jour, si l'on se fie au volume des achats dans les boulangeries relevées dans les statistiques (et dont la moitié passe à la poubelle, dans la cabane des lapins ou aux p'tits oiseaux "qui ne sèment, ni ne moissonnent"), de
s'intéresser aux ajouts de polyphosphates dans les jambons et la charcuterie de bas étal, aux margarines bon marché bourrées d'acides gras trans provenant de leur contenu en huiles "végétales", à moins qu'elles ne soient de tournesol, partiellement (ou totalement) "hydrogénées", à la viennoiserie dont le "gras" se colle gaillardement à vos dents et à votre palais, aux rouleaux de pâte feuilletée dont se sert votre compagne pour faire les tartes, les quiches, les..., aux petits cubes de Maggi ou de Liebig qu'elle met consciencieusement à toutes les sauces et à tous les bouillons et qui ne contiennent pas moins de 80 % de sels de sodium (chlorure, glutamate, inosinate) et de graisses hydrogénées. Quant aux biscuits pour l'apéritif et les encas de grignotage, je ne vous dis pas! Les sujets ne manquent pas...

Alors partir en campagne pour faire baisser de 20 % (en 5 ans) la teneur en sel du pain, du pâté maison ou du saucisson à l'aïl du boucher-charcutier et des derniers fromages artisanaux, je ne vois là qu'une excuse de plus pour que contrôleurs en tout genre puisent avoir le prétexte d'aller em... ces derniers survivants des courageux artisans de nos quartiers populaires et de nos bourgades, en les incitant à mettre la clé sous la porte. Tranquilles!

Pour ce qui est du pain, rassurons d'entrée de jeu Martin Hirsch : d'ici à 5 ans notre déjà bien basse consommation aura diminué encore et ce ne sont pas les quelques centigrammes de sel que l'on va économiser sur le pain qui feront baisser le nombre des hypertendus ou des insuffisants rénaux.

S'en prendre au fromage est une attitude plus pernicieuse encore. Déjà que l'application de normes bactériologiques injustifiables a provoqué la disparition de la moitié des fromages traditionnels méritant notre considération, alors qu'ils étaient un élément incontournable de la gastronomie française, après les campagnes mettant sur le dos des produits laitiers la responsabilité des teneurs trop élevées en cholestérol sanguin, nos scientifiques vont priver les froussards et nombre de petites vieilles, qui s'en encore remettent à "leur vérités", de leur meilleure et (quelquefois) unique source de calcium alimentaire.

Or l'insuffisance de l'apport en calcium dans le régime des Français a des conséquences autrement plus graves en matière de santé qu'un excès de sel.
Le calcium assure la rigidité et la solidité du squelette et des dents. Le calcium non osseux possède d'autres fonctions tout aussi fondamentales : diminution de l'excitabilité neuromusculaire, contribution à l'intégrité des membranes cellulaires et intervention dans la coagulation sanguine. L'os apparaît bien comme le réservoir de calcium de l'organisme. Tout emprunt de calcium par l'organisme pour assurer l'homéostasie calcique devra lui être rendu, faute de quoi l'os se fragilise progressivement : c'est l'ostéoporose.

Passée la quarantaine, il nous faut veiller à ce que notre alimentation apporte chaque jour à notre organisme le calcium et le phosphore nécessaires à maintenir l'intégrité et la solidité de notre squelette : l'ostéoporose nous guette, particulièrement nos compagnes après la ménopause . Savez-vous que :

- l'ostéoporose touche environ 30 % des femmes ménopausées, soit 2,8 millions de Françaises en 1990 (elles pourraient être plus de 4 millions en 2040). Après 73 ans, 9 femmes sur 10 en sont atteintes;
- en 1990, environ 91 000 fractures ont été traitées en France : 35 000 fractures du poignet, 56 000 fractures du col du fémur (dont 3/4 liées à l'ostéoporose).
- 3 fractures du col du fémur sur 4 surviennent chez la femme ;
- les tassements vertébraux sont estimés à 40 000 nouveaux cas par an : un million de femmes en sont atteintes ;
- l'évolution de la fracture du col du fémur est grevée d'une mortalité importante : 15 % des sujets meurent de complications dans l'année ;
- les séquelles motrices ne sont pas négligeables : 60 % des sujets gardent un handicap chronique, et 10 à 12% sont placés en institution ;
- par exemple, en 1987, l'ostéoporose a coûté à la société française près de 4 milliards de francs, soit 4 fois le prix d'une épidémie de grippe.

Alors pour éliminer le sel en excès de votre alimentation, faites donc comme les gens un peu à la "coule" : avalez assez d'eau peu chargée en minéraux, et surtout sans sel, et refaites une bonne soupe aux légumes, légèrement salée, en vue de votre repas du soir pris avec une bonne portion de camembert : vous vivrez bien mieux...

Parce qu'en matière de sel et de son influence sur l'hypertension et les risques cardio-vasculaires, c'est comme pour les nitrates : les résultats sont très... évasifs.

MAURICE LEGLOY